Préparer sa première OP d'airsoft : sommeil, eau, nourriture et matériel sur 24 heures

Deux joueurs d'airsoft casqués et équipés progressent dans une carrière bordée d'arbres
Photo : Taiwangun sur Unsplash

En dominicale, une batterie à plat vous coûte un scénario. En OP, elle vous coûte la nuit. C'est toute la différence entre les deux formats, et la raison pour laquelle on voit chaque année des joueurs abandonner vers 3 h du matin, trempés, sans batterie, avec un sandwich écrasé au fond du sac. Rien de dramatique, mais une première OP ratée dégoûte vite. Ce guide part du principe que vous avez déjà fait quelques dominicales : si ce n'est pas le cas, commencez par préparer sa première partie d'airsoft.

Lire le dossier de l'OP, vraiment

Chaque OP publie un dossier ou un règlement : horaires, camps, munitions autorisées, seuils de puissance, ce qui est fourni, règles du bivouac. On le survole, et on le regrette. Trois lignes changent tout le reste de la préparation.

La première, les repas. Une OP à 30 € fournit rarement à manger, une OP à 100 € inclut souvent un ou deux repas chauds. La deuxième, la recharge : y a-t-il de l'électricité au camp ? Souvent non. La troisième, la limitation des munitions. Beaucoup d'OP imposent des mid-caps, un nombre de chargeurs maximal ou des billes vendues sur place. Les formats d'OP et leurs différences avec la milsim sont présentés dans dominicale, OP, milsim.

L'énergie : batteries et gaz

C'est le premier poste qui lâche. Comptez au moins trois LiPo chargées pour un AEG utilisé normalement sur 24 heures, sans compter sur une prise. Rangez-les dans un sac ignifuge, et chargez-les la veille plutôt que le matin même, pour avoir le temps de vérifier leur tension. Pour un ordre de grandeur selon votre batterie et votre cadence de tir, le calculateur d'autonomie batterie fait le calcul en dix secondes.

Si vous jouez un pistolet à gaz en secondaire, prévoyez une bouteille entière, et pensez à la nuit : le gaz perd beaucoup de pression quand la température chute. Ce qui se passe en dessous de 10 °C est expliqué dans jouer à l'airsoft en automne et en hiver.

Billes et chargeurs

3 000 à 5 000 billes suffisent à la plupart des joueurs sur un week-end. Un support qui arrose en prévoira plus, un joueur en milsim avec quatre mid-caps beaucoup moins. Le vrai sujet, ce sont les chargeurs : remplir des mid-caps de nuit, à la frontale, avec des gants, est une petite épreuve. Remplissez tout avant de partir, et gardez un speedloader dans une poche accessible.

Eau et nourriture

L'eau d'abord, parce que c'est celle qu'on oublie. Une OP, c'est de l'effort par intermittence pendant des heures, souvent avec un masque qui fait transpirer. Comptez plusieurs litres sur 24 heures, davantage s'il fait chaud. Une poche à eau dans le dos se boit en marchant, une gourde se boit quand on y pense, c'est-à-dire pas assez.

Pour la nourriture, deux catégories. Les repas, qui se mangent froids ou se réchauffent en cinq minutes au bivouac, si les réchauds sont autorisés. Et ce qui se grignote en jeu : fruits secs, barres, biscuits, dans une poche de la tenue. Le coup de fatigue de 4 h du matin se gère beaucoup mieux avec quelque chose dans l'estomac.

Dormir, même un peu

On est tenté de jouer 24 heures d'affilée, pour l'expérience. C'est une mauvaise idée. Vers le petit matin, le manque de sommeil dégrade le jugement et les réflexes, et une OP reste une activité où l'on tire vers d'autres personnes : on veut garder les idées claires sur les distances et sur le port du masque.

La plupart des équipes dorment par rotation, deux ou trois heures chacun. Prévoyez de quoi dormir au bivouac ou dans la voiture : un duvet adapté à la saison, un tapis de sol, et des vêtements secs réservés à la nuit. Un bonnet aussi, même en été dans certaines régions.

La nuit

Une OP de 24 heures passe forcément par la nuit, avec ses règles propres : lampes autorisées ou non, traçantes, distances d'engagement parfois revues. Une frontale à lumière rouge pour le bivouac, une lampe sur la réplique si le règlement le permet, et des piles de rechange. Le reste est détaillé dans jouer la nuit en airsoft.

Le sac qui reste au camp

Tout ne se porte pas sur soi. Ce qui reste au bivouac ou dans la voiture :

Dans le sac de camp Pourquoi
Change complet, chaussettes en double Rien ne remplace des pieds secs à 3 h du matin
Duvet, tapis de sol Les rotations de sommeil
Batteries et billes de réserve Recharger son équipement sans retourner à la voiture
Trousse de secours et pansements ampoules Les ampoules arrivent toujours
Lampe frontale rouge, piles Le bivouac de nuit
Sacs-poubelle Ramener ses déchets, protéger le matériel de la pluie

Sur soi, en jeu : la réplique, les chargeurs pleins, une batterie de rechange, de l'eau, de quoi grignoter, la protection oculaire et le bas de visage, et le brassard de camp.

Les chaussures, encore

Une dominicale pardonne une paire moyenne, une OP non. Vingt kilomètres de marche en terrain varié sur un week-end n'ont rien d'exceptionnel. Des chaussures déjà portées, jamais neuves, et des chaussettes adaptées.

Pour une première fois, choisissez une OP de 24 heures plutôt qu'un 48 heures, et si possible pas trop loin de chez vous. Si quelque chose ne va pas, rentrer doit rester une option simple. Et allez-y avec au moins une personne que vous connaissez, même si vous changez de groupe une fois sur place.

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Questions fréquentes

  • Combien de batteries prévoir pour une OP de 24 heures ?

    Au moins trois LiPo chargées pour un AEG utilisé normalement, davantage si vous tirez beaucoup ou si la réplique est upgradée. Sans possibilité de recharge sur place, c'est le poste à ne pas sous-estimer. Le calculateur d'autonomie du site donne un ordre de grandeur selon votre batterie et votre cadence.

  • Faut-il dormir pendant une OP de 24 heures ?

    Oui, même deux ou trois heures. Les OP prévoient souvent des créneaux plus calmes la nuit, et la plupart des équipes dorment par rotation. Jouer 24 heures d'affilée sans dormir, c'est finir la matinée du dimanche avec des réflexes et un jugement très dégradés, ce qui devient un sujet de sécurité.

  • Que manger pendant une OP airsoft ?

    Des repas qui se mangent froids ou se réchauffent en cinq minutes, et beaucoup de petites choses qui se grignotent en jeu : fruits secs, barres, biscuits. Vérifiez si l'organisation fournit un repas (c'est souvent le cas sur les OP à 70 € et plus) et si les réchauds sont autorisés au bivouac.

  • Combien de billes prévoir pour une OP ?

    En jeu normal, 3 000 à 5 000 billes couvrent la plupart des joueurs sur un week-end, davantage pour un support. Le règlement compte avant tout : certaines OP limitent les chargeurs ou imposent des billes biodégradables d'un grammage précis, parfois vendues sur place.