
Pas besoin d'être athlète pour jouer à l'airsoft. C'est l'une des choses que j'aime dans ce jeu : on voit sur le même terrain des joueurs de vingt ans qui sprintent d'un abri à l'autre et des joueurs de soixante ans qui tiennent un poste toute la matinée, et chacun y trouve son compte. Mais après une première journée complète, beaucoup découvrent des muscles qu'ils avaient oubliés. Voici ce que le jeu demande au corps, et comment s'y préparer sans transformer sa semaine.
Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas l'avis d'un médecin, en particulier en cas de problème cardiaque, articulaire ou de reprise après une longue pause.
Ce que le jeu demande vraiment
L'airsoft n'est pas un effort continu. C'est une succession de sprints courts, de dix ou vingt mètres, d'arrêts derrière un abri, de positions basses tenues longtemps, puis de marche. Le cœur monte d'un coup, redescend, remonte. Et pendant tout ce temps, on tient une réplique de plusieurs kilos, souvent à bout de bras, avec un gilet chargé sur le torse.
Ce profil d'effort ressemble plus à celui d'un sport collectif qu'à un footing. Il sollicite trois choses : les jambes et le tronc, pour se baisser et repartir, les épaules et les bras, pour la réplique, et la capacité à répéter des efforts courts sans s'épuiser.
Les jambes et le gainage
C'est le premier poste. On s'accroupit derrière chaque abri, on se met à genou pour tirer, on repart en courant. Les cuisses brûlent à la fin de la matinée chez la plupart des débutants.
Trois exercices au poids du corps suffisent : le squat, la fente avant et la planche. Deux ou trois séries de chaque, deux fois par semaine, suffisent à faire une différence visible en quelques semaines. Pas besoin de salle ni de matériel.
Les épaules et les bras
Tenir une réplique en joue pendant une progression lente fatigue vite les épaules. Quelques pompes, adaptées à votre niveau, et des exercices de maintien bras tendus avec une charge légère, une bouteille d'eau par exemple, préparent bien. Le meilleur entraînement reste encore la manipulation de votre propre réplique : épauler, viser, baisser, recommencer, dix fois de suite.
Le cardio par intervalles
Courir longtemps à allure régulière aide un peu. Le fractionné aide beaucoup plus, parce qu'il ressemble au jeu : trente secondes d'effort soutenu, une minute de récupération, répété huit ou dix fois. Une séance par semaine, en courant, à vélo ou en montant des escaliers, prépare bien aux enchaînements d'une dominicale.
Pour une OP, ajoutez de la marche longue, si possible avec un sac un peu chargé. Une opération de 24 heures se joue autant sur les kilomètres que sur les sprints, comme le montre préparer sa première OP.
Les chevilles et les genoux
Ce sont les blessures qu'on voit le plus sur un terrain : une cheville tordue sur une racine, un genou cogné sur une dalle. Deux parades, en dehors de l'entraînement. Des chaussures montantes qui tiennent la cheville, dont les critères sont dans chaussures et boots pour l'airsoft. Et des genouillères en CQB ou sur sol dur, présentées dans gants, genouillères, protège-dents.
Côté exercices, l'équilibre sur une jambe, quelques secondes puis de plus en plus longtemps, renforce les chevilles et coûte trente secondes par jour.
Le jour de la partie
Un échauffement de cinq à dix minutes avant le premier scénario : quelques montées de genoux, des rotations d'épaules et de chevilles, deux ou trois accélérations. On le voit rarement sur les terrains, et c'est dommage : la plupart des claquages arrivent au premier sprint de la journée, à froid.
Buvez avant d'avoir soif, entre chaque manche. L'effort sous un masque et un gilet fait transpirer bien plus qu'on ne le pense, et la déshydratation arrive vite en été, comme l'explique jouer à l'airsoft l'été. Et après la partie, marchez dix minutes avant de reprendre la voiture.
Jouer à son rythme
Le meilleur conseil reste de choisir son rôle selon sa forme du moment. Un joueur d'assaut court beaucoup, un joueur de soutien ou un tireur posté beaucoup moins. Personne ne vous demandera de prendre le point le plus exposé dès votre première partie, et sortir souffler cinq minutes entre deux manches n'a rien de honteux.
Articles connexes
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- Chaussures et boots pour l'airsoft
- Gants, genouillères, protège-dents
- Jouer à l'airsoft l'été
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- Les rôles en équipe airsoft
Questions fréquentes
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Faut-il être en forme pour jouer à l'airsoft ?
Non. On peut jouer à n'importe quel niveau de forme, en choisissant son rythme et son rôle : un joueur de soutien ou un tireur posté court beaucoup moins qu'un joueur d'assaut. Une condition physique correcte rend simplement la journée plus agréable, et réduit le risque de blessure.
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L'airsoft est-il un sport ?
Il en a les caractéristiques : de l'effort physique, des règles, des compétitions dans sa version sportive, et une fédération. L'intensité varie énormément selon le format, d'une dominicale tranquille à une OP de 24 heures avec plusieurs heures de marche.
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Quels muscles l'airsoft sollicite-t-il ?
Surtout les jambes et le gainage, pour les accroupissements, les positions à genou et les départs rapides, puis les épaules et les bras, qui tiennent la réplique en joue. Le cardio compte pour les efforts répétés. Les chevilles sont mises à l'épreuve sur terrain irrégulier.
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Comment éviter les courbatures après une partie d'airsoft ?
En s'échauffant cinq à dix minutes avant le premier scénario, en buvant régulièrement, et en marchant un peu après la partie plutôt que de s'asseoir directement pour deux heures de route. Les courbatures des premières parties disparaissent souvent après quelques sorties.